"En troisième année d'école d'ingénieurs, je devais réaliser
un stage de six mois en France ou à l'étranger. J'ai choisi de partir en Allemagne.
Je rêvais de découvrir Berlin". Karine suit un stage dans une entreprise berlinoise,
spécialisée dans le biomédical. "A la fin, je ne voulais plus repartir". Grâce
au programme Erasmus, elle est restée étudier pendant six mois à la TU (Technische
Universitaet) de Berlin...
Comment as-tu obtenu ton stage à Berlin
?
"J'ai bénéficié des relations de mon école avec des sociétés berlinoises
pour obtenir mon stage chez Parexel, une entreprise spécialisée dans les tests
de médicaments. Je n'étais pas partante pour étudier à l'étranger, mais je
voulais avoir une expérience professionnelle hors de France. Six mois en entreprise,
c'était parfait. Mais les six mois sont passés vite et j'ai regretté de ne
pas avoir prévu un séjour plus long. J'ai eu l'impression de ne pas en avoir
assez profité. J'ai enchaîné avec six mois d'études."
Comment as-tu réussi à intégrer la TU
de Berlin ?
"Je suis repassée en France. Pendant un mois, j'ai organisé
mon cursus. Avec l'aide de mes profs français, j'ai choisi les matières à
étudier en Allemagne. Je voulais me perfectionner en informatique et suivre
des cours dans le biomédical. J'ai donc opté pour les cours de "chirurgie
assistée par ordinateur" et de "techniques d'automatisation dans la médecine".
J'ai appris par exemple à reconstituer un visage humain en trois dimensions.
Je n'aurais jamais pu aborder ces enseignements à l'UTC (Université de technologie
de Compiègne) car ils ne sont pas au programme."
Les cours sont-ils différents ?
"Mon
rythme de travail était similaire à celui de l'UTC (environ quinze heures
de cours par semaine et de nombreux travaux de groupe). Mais je devais beaucoup
travailler en dehors de la fac. De plus, j'ai eu du mal avec la langue. Au
début, j'étais contente quand je comprenais l'énoncé d'un exercice. J'avais
aussi des difficultés à prendre des notes. Heureusement, je pouvais acheter
les polycopiés des cours. J'ai apprécié la disponibilité des profs : ils sont
à l'écoute des élèves et très patients avec les étudiants étrangers."
Qu'est-ce qui t'as le plus surprise ?
"La
liberté laissée aux étudiants. Ils choisissent les matières, élaborent leur
emploi du temps et sont libres d'assister ou non au cours. J'ai été étonnée
par l'âge des étudiants de ma classe : ils étaient bien plus vieux que moi.
Avec un an de plus au lycée et l'armée obligatoire après le bac, les Allemands
intègrent l'Université à plus de 20 ans. Ensuite, beaucoup combinent études
et expériences professionnelles. Un diplôme de cinq ans en France demande
sept ans en Allemagne."
As-tu eu des difficultés pour te loger
?
"Par le bouche-à-oreille ou par petites annonces, il est très facile
de se loger à Berlin. Lors de mon stage, j'ai obtenu une chambre dans une
résidence universitaire. Mais j'ai eu des difficultés à accepter les inconvénients
de la vie en communauté. Pour mon deuxième séjour, j'ai essayé la colocation,
la
Wohngemeinschaft. Les Allemands sont les rois de ce
mode d'habitation ! Ils se mettent avec n'importe qui. Ils passent des petites
annonces dans les magazines style "recherche colocataire", puis font passer
des entretiens. Personnellement, je me suis installée avec des amis français.
J'avais peur de ne pas m'entendre avec les Allemands. La colocation pour eux
ne veut pas forcément dire que l'on devient des amis."
| SES
RECETTES : |
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SES
DEPENSES : |
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Aide des parents ou économies :
640 € |
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Loyer en colocation : 183 €
Nourriture : 230 €
Sorties : 230 € |