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L'assurance vieLes différents contrats d'assurance vie
Les contrats en "euros"C'est aussi le plus sécuritaire car l'assureur est tenu, à la fin du contrat, de rembourser le montant des primes nettes auxquelles s'ajoutent des produits capitalisés. L'assureur investit donc les primes versées dans des placements sans risque, essentiellement des obligations françaises. Le rendement de l'épargne est assuré par un taux d'intérêt minimum plafonné, assorti d'une participation aux bénéfices. Le rendement global du contrat est rarement connu à l'avance, même si certains assureurs prévoient un taux minimum garanti de l'ordre de 5 à 6%, avant prélèvements sociaux. Un des avantages de ce type de contrat est que le rendement obtenu une année donnée est définitivement acquis à l'assuré, même si l'année suivante est moins bonne (c'est l'effet dit de "cliquet"). Toutefois, les assureurs ont le droit de mettre en réserve une partie des bénéfices réalisés une bonne année pour les distribuer ultérieurement, ce qui peut pénaliser ceux qui sortiraient avant cette distribution. Ces contrats sont devenus moins intéressants aujourd'hui au regard de leur rendement. Les contrats multisupports classiquesLe risque des placements choisis est assumé par le seul assuré, qui ne bénéficie pas de l'effet "cliquet" des contrats en euros. La récupération du capital n'est donc pas garantie comme dans les contrats en euros, mais les rendements peuvent être supérieurs. Suivant les différents supports adoptés, le cocktail peut néanmoins être plus ou moins dosé en risques, d'autant plus que l'on peut y introduire un support en euros. Par exemple, avec un support en euros et un support en actions, on est en présence d'une valeur sécuritaire dont les rendements peuvent compenser les risques de l'autre. Le souscripteur peut choisir lui-même les supports et les gérer, mais en général il se contente d'opter pour une gestion par l'assureur en fonction de l'une des trois orientations suivantes :
Les contrats multisupports DSK/NSKDe nouveaux contrats NSK ont été créés par la loi de finances pour 2005. Ils doivent comporter au moins 30% d'actions et 10% de titres à risque. Ils ne seront pas soumis à l'impôt au-delà de 8 ans de détention, mais supporteront les prélèvements sociaux. Les anciens contrats DSK ne peuvent plus être souscrits, mais seulement alimentés par leurs détenteurs et ont pu être transformés en contrats NSK jusqu'au 1er juillet 2007.
Des frais importants (de versement, de gestion, de retrait anticipé, de sortie...) sont prélevés par les assureurs. Par conséquent, il est nécessaire d'être attentif, car si on compte placer une somme précise, en réalité, seul un pourcentage (autour de 90%) sera investi, le reste servant à rémunérer l'assureur. © Reed Business Information-Prat Editions
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